Briser la loi du silence au pays de Bouteflika ? Vous n’y pensez pas !

Publié: mai 20, 2013 dans Uncategorized
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La liberté d’expression, déjà malmenée récemment en Afrique avec l’expulsion du blogueur Tchadien Makaïla Nguebla du Sénégal vers la Guinée-Conakry, a encore pris un sacré coup ce week-end. Deux journaux ont été interdits de parution dimanche en Algérie, car tous les deux émettaient dans leur édition de sérieux doutes sur l’état de santé d’AbdelAziz Bouteflika. D’après les deux médias, le premier personnage de l’état algérien serait plongé dans un coma profond, duquel il ne sortirait qu’avant plusieurs semaines.

«Il y a une aggravation, une détérioration de son état de santé, c’est pour cela qu’il a été évacué sur Alger, c’est-à-dire qu’au Val-de-Grâce on ne pouvait plus rien faire pour lui. On nous dit qu’il est dans un état de coma profond, un coma qui peut se prolonger plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Voilà ce qui est dans le contenu des deux pages», a expliqué Aboud dans des déclarations relayées par France 24.

Hichem Aboud, propriétaire de Mon journal et de Djaridati, les deux journaux censurés dimanche, a été accusé d’atteinte à la sécurité de l’Etat pour avoir voulu informer ses compatriotes du réel état de santé du Président de la République. Disons-le tout net, il fait l’objet d’une information judiciaire pour avoir fait son travail de journaliste…

Depuis le 27 avril dernier, date d’hospitalisation d’AbdelAziz Bouteflika au Val-de-Grâce (où il ne serait d’ailleurs plus) après un AVC, aucun bulletin de santé officiel n’est paru au sujet de la santé du Président, de quoi entretenir le flou et attiser les interrogations sur la transparence de la communication étatique, qui ne ressemble ni plus ni moins qu’à une omerta.

Alors que le groupe de presse d’Hichem Aboud évoque un « état comateux », plusieurs autres journaux comme El-Khabar expliquent que les communiqués de presse du chef du gouvernement algérien AbdelMalek Sellal ainsi que les propos de l’entourage d’AbdelAziz Bouteflika, qui disent que le Président se porte bien, ne suffisent plus désormais à dissiper le doute. De quoi, pour certains, exiger son départ.

«Le Président doit partir parce qu’il n’a pas la capacité physique nécessaire pour assurer ses fonctions. Il doit passer la main parce que la maladie rend indispensable son retrait. Le rejet d’un 4e mandat est profond et massif. Sans agressivité dans la forme, mais sans ambiguïté sur le fond, le président doit partir», a confié Ali Yahia Abdennour, militant Algérien des Droits de l’Homme et opposant historique du régime, dans les colonnes d’El Watan.

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