Le Mali et les rebelles du Nord s’accordent enfin

Publié: juin 19, 2013 dans Uncategorized
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Les autorités de transitions du Mali et les mouvements rebelles du Nord se sont entendus mardi 18 juin sur un «accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali». Grâce à cet accord, les élections présidentielles, dont le premier tour est prévu pour se dérouler le 28 juillet prochain, devraient pouvoir se dérouler. Un pas essentiel a donc été franchi pour que le pays s’extirpe d’une crise dans laquelle il est englué depuis plusieurs mois.

Même Laurent Fabius, ministre Français des Affaires Etrangères, est d’accord pour le dire. La signature de cet accord entre le pouvoir intérimaire malien et les mouvements rebelles du Nord-Mali, maîtres de la région septentrionale de Kidal, s’est faite mardi 18 juin à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, facilitateur dans la crise malienne. Grâce à ce paraphe, les élections présidentielles de la fin juillet devraient pouvoir avoir lieu.

Les tractations ont été longues. Mais au bout de quinze jours de discussions, les autorités du pouvoir de transition du Mali et les deux principales entités politiques Nord-Maliennes, le MNLA et le HCUA, se sont entendues sur ce qui suit : l’armée régulière pourra être déployée progressivement dans la région de Kidal. Les deux mouvements séparatistes auront l’obligation de désarmer leurs hommes, mais il faudra pour cela que l’Etat central qui sera au pouvoir après les élections et les rebelles signent un «accord global et définitif», condition sine qua non.

Bamako a foi en la signature de cet accord de Ouagadougou, qui signifie pour lui le «début de la réconciliation». La MINUSMA, bientôt dirigée par le général Rwandais Jean-Bosco Kazura, scrutera méthodiquement le redéploiement de la grande muette malienne à Kidal et le désarmement des Azawadiens. Elle veillera à ce que l’armée régulière et les insurgés observent l’accord de paix, alors que depuis le début du dialogue, plusieurs crimes et exactions ont été dénoncés par Amnesty International et Human Rights Watch. Blaise Compaoré et Djibril Bassolé, respectivement président et chef de la diplomatie du Burkina Faso, facilitateur dans la crise malienne, ont préféré ne pas évoquer dans cet accord les mandats d’arrêts que la justice du Mali a émis à l’encontre des personnalités les plus importantes du HCUA et du MNLA.

Pierre Buyoya, qui dirige la MISMA, a contribué à la rédaction de cet accord. Invité à répondre aux questions de RFI, l’ancien Président de la République du Rwanda a salué sa signature : «Je pense que c’est un bon accord, qui consacre les principes d’unité nationale, de souveraineté nationale et d’intégrité territoriale. C’est un accord qui crée des conditions pour l’organisation des élections, un programme prioritaire de sortie de crise. Par ailleurs, c’est aussi un accord qui crée des conditions pour que les gens du nord, qui ont des revendications depuis longtemps, puissent avoir l’occasion de les exposer. C’est donc, à mon avis, un bon accord pour tout le monde.»

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